Gravelots à collier interrompu, le retour

Category : actualités , faune , information , rivage

De nouveau, les gravelots ont installé leurs nids sur la plage, surtout entre Hermanville et Colleville. Il y en a 5 ou 6. Les nids ont été repérés et  protégés par un balisage large, au milieu duquel, avec de bons yeux  ou une paire de jumelles, , on finit par les repérer, immobiles et attentifs.

oui, il faut vraiment de bons yeux.

Mais avec un bon zoom, voilà ce qu’on peut voir:

Ils sont protégés, et des panneaux explicatifs nous donnent quelques informations sur ce petit limicole.

Si vous voulez en savoir plus, le site www oiseaux.net est riche en informations simples et accessibles.


Des nouvelles du Gulf Stream – 1

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Category : info externe , information

Il va pas bien du tout !

Dans la livraison de juin 2019 de Scientific American, Jennifer Francis livre son analyse de l’aggravation des phénomènes climatiques qui touchent la planète.

Le réchauffement accéléré des zones polaires engendre une augmentation tant en fréquence qu’en intensité des événements climatiques, tornades, vagues de froid, cyclones etc.

Ce qui nous protégeait jusqu’alors était le vortex circumplolaire qui bloquait les descentes d’air froid vers le sud et freinait les remontées d’air chaud vers le nord. Le vortex, sous-tendu par le jet stream faisait office de barrière.

Cette barrière faiblit et va jouer de moins en moins son rôle protecteur des zones tempérées. Par effet de bord, le Gulf stream, courant maritime qui remonte de l’eau tempérée le long de la côte est des Etats-unis pour venir réchauffer la côte ouest de la France et des Iles Britanniques perd aussi de son intensité… Donc on va vivre des alternances de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses d’épisodes froids et d’épisodes chauds. La notion de zone tempérée va devoir être sérieusement révisée.

L’article explique aussi pourquoi certaines manifestations climatiques stationnent plusieurs jours au même endroit causant des dégâts de plus en plus importants.

Ci dessous une illustration tirée de l’article – Texte Jennifer Francis – Dessins Peter Horvath – En cliquant sur l’image vous pourrez la visualiser en grand format…..

Pour compléter le tableau, la dernière prévision trimestrielle de Météo-France pour juin juillet aout annonce une chaleur supérieure à la normale avec une probabilité de 50%. Et si vous souhaitez partir en vacances hors de métropole la carte des prévisions pour l’Europe va vous éclairer.

Le bulletin est ici

La carte est là

Jusqu’ici, tout va bien.


La grande bascule vers le bio de l’agriculture française

Le Monde du mardi 5 juin fait un bel article sur la conversion progressive de l’agriculture française vers le bio….

Même si l’article complet est réservé aux abonnés, vous pouvez déjà savourer le début de l’article ici.

Tout espoir n’est pas perdu !!


Que d’algues, que d’algues!!

Sortie découverte des algues samedi 18 mai

35 personnes ont participé à la sortie sur les algues animée par Isabelle Mussio, algologue à l’Université de Caen.

Le groupe au complet

La sortie a débuté sur l’épi où se développent un gazon d’algues fines vertes (entéromorphes) et quelques individus de Fucus spiralis. Sur l’épi se trouvent également quelques pieds de l’algue rouge Porphyra, plus connue sous le nom de Nori. Plus bas sur l’estran seuls les secteurs de platiers rocheux sont favorables à la fixation des algues et diverses espèces peuvent être observées dans les trois groupes d’algues (algues vertes, rouges et brunes). Une large ceinture de Fucus serratus, algue brune des plateaux de fruits de mer et des bourriches d’huîtres avec Fucus vesiculosus (plus rare sur notre estran) est bien visible. Elle marque le niveau de la mi-marée.

Algue laminaire

On peut y observer l’algue rouge Chondrus crispus (ou Pioca), avec sa forme hémisphérique rappelant les bonnets de bain des années 60, les ulves vertes ou laitues de mer, l’algue rouge palmée (Palmaria palmata ou Dulse) et les premières laminaires sucrées (Saccharina latissima ou Kombu) dont les champs se localisent en dessous des plus basses mers (niveau infra-littoral). On trouve dans les secteurs sablo-vaseux et toujours en eau les longs cordons de l’algue rouge Gracilaria gracilis. Mais ce qui a le plus surpris, c’est l’ampleur des champs de sargasses, algues brunes pouvant atteindre plusieurs mètres de long, qui explosent en recouvrant les platiers sur de grandes surfaces. Cette algue japonaise introduite avec l’importation de naissains 

Sargasse

d’huîtres japonaises au début des années 70s semblait s’être intégrée dans la flore algale après une phase invasive. L’épisode de cette année montre qu’elle est encore capable de dynamique explosive.

Les algues sont utilisées dans l’alimentation humaine avec une consommation importante par les asiatiques sous forme de légumes. Nous avons observé l’algue rouge Porphyra que les asiatiques produisent d’abord en bassins puis en mer pour la confection des sushis (feuilles de Nori). En France, les algues sont avant tout exploitées pour leurs gélifiants (carraghénanes, agar-agar et alginates) identifiables dans les ingrédients de nombreux produits dont les crèmes desserts, glaces, plats cuisinés…. mais aussi dans l’industrie pharmaceutique, nutraceutique et cosmétique (dentifrices par ex…) sous les codes E401 à E 405 pour les alginates, E406 pour l’agar-agar et E407 pour les carraghénanes. Les algues sont également exploitées dans le domaine de l’agrofourniture en tant que produits phytosanitaires, engrais ou aliments pour bétails.

Certaines espèces d’algues de nos côtes sont comestibles et autorisées pour la consommation humaine mais elles absorbent sur toute leur surface les éléments chimiques de l’eau de mer qui dans la baie de Seine comprennent des éléments polluants.


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