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La mer n’est pas une poubelle

Faire de petits gestes pour protéger la nature, c’est tellement évident. Pourtant certains oublient que tout les déchets qui jonchent le sol finiront tôt ou tard dans l’océan. Aussi avec deux photos primées aux World Ocean Photography Awards 2021 on mesure le chemin qu’il reste à parcourir .

Photo de Steven Kovacs prise en Floride. Poisson et mégot.
Photo de Nicholas Samaras prise à Stratoni (Grèce septentrionale) – L’hippocampe et le masque.

Qui vole un œuf… est un imbécile !

Nous avons encore constaté, hier et avant-hier, le vol de deux oeufs de gravelots pourtant protégés par des enclos et des cages. Geste absurde, dépourvu du moindre sens et dont les conséquences sont disproportionnées au regard de l’intérêt tout à fait relatif de détenir chez soi un oeuf qui ne tardera pas à pourrir et à bientôt empester une inepte et inutile collection. Derrière ces cages et ces enclos, il y a un souci de préserver une espèce en grand danger d’extinction, un trésor naturel vivant que nous souhaiterions léguer aux générations futures et, au delà de ce geste, la responsabilité de l’espèce humaine concernant les nuisances que son existence cause à la planète. Il y a également un long travail de patience et d’observation exercé par des bénévoles dont on pourra comprendre la légitime colère.

C’est si facile et si lâche de violer un espace balisé, de soulever une cage et de se servir impunément dans un nid qu’on aurait été bien incapable de découvrir soi-même. Honte à ceux qui ont choisi de se rendre nuisibles au lieu de se rendre utiles. Nous leur rappelons seulement que ce balisage des nids, destiné à permettre aux vacanciers de profiter pleinement de la plage sans marcher sur des oeufs a été effectué avec l’autorisation des communes et de la préfecture et que ce qu’ils ont commis est considéré comme un délit qui aurait pu leur valoir une très lourde amende. 

Depuis trois mois, les vandalisations de nids et les prélèvements effectués par des êtres humains plus ou moins conscients de leurs actes se traduisent par une perte totale de 11 oeufs et place l’espèce humaine en tête des destructeurs de nids de gravelots devant les submersions marines et les corneilles qui, elles au moins ont des raisons alimentaires. Un bien triste résultat !

Pourtant, malgré ces comportements déplorables,  la  sauvegarde des gravelots a connu cette année une réussite exceptionnelle à Hermanville et Lion  avec plus de vingt oisillons en mesure de s’envoler et plusieurs éclosions à venir. Ceci grâce à la vigilence et l’intérêt d’une très large majorité de résidents et de vacanciers respectueux des bons gestes.

Note aux benêts

Note aux Benêts

L’article 415-3 du code de l’Environnement débute ainsi :
Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende :

  • 1° Le fait, en violation des interdictions ou des prescriptions prévues par les dispositions de l’article L. 411-1 et par les règlements ou les décisions individuelles pris en application de l’article L. 411-2 :
    a) De porter atteinte à la conservation d’espèces animales non domestiques, à l’exception des perturbations intentionnelles ;
    b) De porter atteinte à la conservation d’espèces végétales non cultivées ;
    c) De porter atteinte à la conservation d’habitats naturels ;
    d) De détruire, altérer ou dégrader des sites d’intérêt géologique, notamment les cavités souterraines naturelles ou artificielles, ainsi que de prélever, détruire ou dégrader des fossiles, minéraux et concrétions présents sur ces sites.

    La tentative des délits prévus aux a à d est punie des mêmes peines ;

    Le texte complet de l’arrêté est ici.

Et hop ! Un Gravelot lionnais de plus

Gilles B nous signale que le seul œuf de Gravelot lionnais a éclos samedi soir.
Un seul poussin fruit d’une longue et inhabituelle couvaison marquée par une submersion partielle lors d’une grande marée et par des interventions inadaptées comme la soustraction d’un des oeufs par un inconnu. Aussitôt né, le poussin a immédiatement quitté son nid et la femelle l’a emmené sur la laisse de mer où il peut plus aisément se dissimuler. 

Merci aux promeneurs de faire attention pendant quelque jours, quand ils marcheront sur le bas de la plage aux alentours de la cale de la rue du Moulin. La femelle les préviendra à l’aide de petits cris de la présence de son précieux et unique petit. Donc on passe au large et on tient son chien en laisse.


Heureux qui comme le bécasseau….

Category : faune information

Sortez vos jumelles pour aller sur la plage observer les petits échassiers qui fréquentent actuellement les rivages de Lion sur Mer.
Cinq limicoles fréquentent le littoral de Lion-sur-mer en hiver :
– le grand gravelot,
– le bécasseau variable,
– le bécasseau sanderling,
– le tournepierre à collier
– et l’huitrier-pie.

Les 4 premiers se reproduisent dans les contrées très nordiques où les conditions hivernales ne leur permettent pas de s’alimenter, d’où leur migration hivernale dans des secteurs plus favorables.

Le bécasseau sanderling est sans conteste le plus abondant. On l’observe en petites troupes de 5 à 30 individus qui suivent le flot en jouant souvent avec les vagues.
Cette espèce fait l’objet de marquage avec des bagues colorées (2 sur chaque patte ici) dont la combinaison permet la reconnaissance individuelle d’un oiseau.

4 sanderlings porteurs de bagues colorées ont été observés cet hiver à Lion.

Suite au contact avec les bagueurs, un oiseau a été bagué près de Porstmouth tandis que les autres ont été capturés aux îles Orcades situées au nord de l’Écosse.

D’après le bagueur, la majorité des oiseaux qu’il contrôle sur ces îles proviennent du Groënland.
Ces petits bécasseaux font donc 3 000 Km pour venir hiverner sur la côte de Nacre.

Les bagueurs tiennent à jour une fiche de vie pour chaque oiseau qu’ils ont bagué. Cette fiche contient tous les lieux où des observateurs ont repéré l’oiseau et l’ont signalé au bagueur.

On sait ainsi que deux des sanderlings font depuis trois ans une escale de mi-août à fin septembre sur une ile de la mer des Wadden (Pays-Bas) avant de passer l’automne et l’hiver entre Courseulles et Ouistreham. Au printemps ils repartiront vers le grand Nord

Merci à Francis DUBRULLE pour ses photos.


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