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« Soulèvements » de Thomas Lacoste, Vendredi 13 mars à 20h30, ciné débat proposé par Lion Environnement

Sorti en salles le 11 février 2026, ce long métrage de Thomas Lacoste fait le portrait, à travers la parole de femmes et d’hommes engagés au sein des Soulèvements de la Terre, d’un mouvement qui s’est installé dans le paysage des luttes écologiques. A travers les récits de seize militants filmés chez eux ou dans un environnement qui leur est familier, le réalisateur dévoile le contre champ des mobilisations contre des projets d’aménagements qui menacent le vivant et les territoires.

Ce film documentaire donne à voir les combats menés ou co-organisés par les Soulèvements de la Terre depuis 2021, année de formation du collectif dans le sillage de la victoire contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. S’il est rappelé que la dissolution du mouvement voulue par le gouvernement en 2023 après la manifestation de Sainte-Soline n’a pas abouti, les attaques et les violences subies par le mouvement ne sont pas le cœur du sujet.

C’est la parole qui est au centre, l’amour de la nature et des territoires et l’engagement de cette jeunesse qui porte le mouvement de résistance intergénérationnel, qui vit, qui lutte pour défendre le bien commun. Chacun à sa manière, chacune à son endroit, nombreux sont celles et ceux qui résistent, se nichant dans les arbres pour empêcher la destruction des forêts sur le tracé de l’A69, désamorçant le pompage d’eau des bassines, préservant l’eau et les espèces vivant dans des milieux fragiles et menacés, en reliant avec bon sens les batailles locales aux enjeux planétaires.

L’intérêt du film est d’entrevoir qui sont réellement ces personnes qui s’impliquent, en appliquant une pluralité de modes d’action, dans des luttes parfois gagnantes, parfois perdantes. Celles qui trouvent à leur échelle des réponses locales, expérimentent d’autres modes de vie en accord avec leurs engagements mais toujours avec cette conviction qu’il n’y a pas plus beau que cette Terre dont nous sommes tous responsables et qu’il est encore, toujours temps de la protéger de ceux qui la malmènent.

Au cinéma Le Trianon à Lion-sur-Mer. La projection sera suivie d’un échange avec les spectateurs.

Site : lion-environnement.org Contact : lion.environnement@gmail.com


La libre évolution des espaces naturels : un film et un débat proposés par Lion Environnement

Vendredi 6 février à 20 h 30, au cinéma de Lion-sur-mer, projection du film documentaire WILDING, retour à la nature sauvage de David Allen.

Basé sur le livre d’Isabella Tree, le scénario de ce film documentaire raconte l’histoire vraie d’un couple (Charlie Burrell et Isabella Tree) qui décide de transformer leur domaine agricole traditionnel en un espace naturel relâché, en arrêtant l’agriculture intensive, en arasant les clôtures et en redonnant à la nature toute sa place. Ce projet, mené sur de vastes terrains dans le sud de l’Angleterre (Knepp Wildland, West Sussex), devient l’une des expériences de ré-ensauvagement les plus importantes d’Europe.

Le documentaire suit la restauration écologique du lieu. Peu à peu animaux et plantes recolonisent le paysage, la diversité revient (oiseaux rares, insectes, grands herbivores rustiques, flore diversifiée), les écosystèmes se rééquilibrent. Le film montre aussi les défis humains et culturels liés à ce changement de paradigme agricole.

En abordant les thèmes du réensauvagement et de la restauration des écosystèmes, de la biodiversité retrouvée (faune et flore) de la relation homme-nature avec des modèles agricoles alternatifs, les progrès et les résultats de ces inspirations écologiques sont retracés sans moralisme.

La projection sera suivie par l’intervention de Lydie Doisy, spécialiste de la libre évolution, ancienne coordinatrice du Programme Régional des Espaces en Libre Évolution (PRELE), porté par le Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) de Normandie.


Deux jours de sciences participatives sur tout le littoral calvadosien

Mise à jour le 25 septembre 2025

LION ENVIRONNEMENT était acteur du Festival « 48h Tous sentinelles de la mer », piloté par l’URCPIE Normandie, qui a eu lieu le vendredi 19 et le samedi 20 septembre sur tout le littoral normand.
Au programme : balades nature sur le littoral, ateliers sur la faune et la flore marines, collectes de déchets, animations scientifiques, expositions, rencontres avec des acteurs locaux, ciné débat etc…

Dans ce cadre, Lion Environnement a proposé un week-end consacré à la migration des oiseaux.

Vendredi 19 septembre à 20h30 au cinéma Le Trianon, le cinéma avec vue sur mer, projection du film documentaire « Le peuple migrateur » de Jacques Perrin dans sa version restaurée, sublimée 24 ans après la version originale (2001) par les nouvelles technologies : la migration d’une trentaine d’oiseaux a été suivie à travers la planète pour connaître leurs escales saisonnières. La séance a été suivie d’un échange avec deux ornithologues du Groupe Ornithologique Normand, Bruno Dumeige et James Jean-Baptiste. Ils ont partagé leurs connaissances avec la cinquantaine de personnes présentes : Pourquoi les oiseaux migrent-ils ? Quels sont les périodes de migration et les couloirs empruntés selon les hémisphères ? A quels dangers sont confrontés les oiseaux migrateurs ? Autant de réponses qui ont été apportées. La migration, histoire d’une survie. Les conditions techniques de la réalisation du film et le long travail d’imprégnation des oiseaux, préalablement nécessaire au tournage, a été expliqué.

Samedi 20 septembre à 15 heures, à Courseulles Observation des mouettes et goélands à la longue-vue. Pour le week-end sentinelles de la mer, organisé par l’union régionale des CPIE, Lion Environnement et le groupe ornithologique normand (GONm) ont organisé une sortie découverte des oiseaux migrateurs à Courseulles. Avec l’encadrement de Sophie Poncet et de Bruno Dumeige, ornithologues du groupe ornithologique normand (GONm), la vingtaine de participants a pu découvrir les différentes espèces de mouettes et de goélands ainsi que les variations de plumages en fonction de l’âge des oiseaux. D’autres espèces se sont également laissées observer : courlis cendré, spatule blanche, aigrette garzette, chevalier culblanc… La recherche de bagues de couleur a permis d’identifier des mouettes mélanocéphales originaires de France et Belgique/Pays-Bas et des goélands marins normands (Manche ou Seine-Maritime).

Plus d’infos sur le Festival, consultez la carte des actions

https://tous-sentinelles-delamer.gogocarto.fr/map#/carte/@49.55,-0.49,8z?cat=all


Un bécasseau sanderling venu du Groenland

Quatre petits échassiers passent l’hiver sur le rivage de notre commune : le tournepierre à collier et le bécasseau variable se reproduisant majoritairement en Scandinavie-Sibérie, le grand gravelot pour lequel nous disposons de contrôles de bagues d’oiseaux des rivages de la mer baltique (Allemagne et Pologne) et le bécasseau sanderling. À noter que l’essentiel de la population de gravelot à collier interrompu qui niche sur les plages de la côte de Nacre quitte la région en hiver pour rejoindre le sud de l’Espagne (seuls quelques individus hivernent localement).

Les premiers migrateurs hivernants arrivent à la fin du mois d’août et les derniers à repartir (les plus nordiques) nous quittent vers la mi-mai. Les oiseaux de ces 4 espèces s’alimentent d’invertébrés (vers, coquillages échoués, larves…) principalement sur l’estran (zone découverte à marée basse). Le bécasseau sanderling a le dos gris, le ventre blanc et les pattes et le bec noirs. Il est souvent en groupe et s’alimente régulièrement dans les vagues.

Des programmes de suivi des déplacements des oiseaux sont mis en place par des bagueurs agréés dans différents pays, qui posent des combinaisons de bagues colorées permettant une reconnaissance individuelle des oiseaux. Depuis plusieurs années, des contrôles d’oiseaux bagués lors de leur halte migratoire au nord de l’Écosse (îles Orcades) sont effectués à Lion laissant supposer une origine groenlandaise de la population hivernante. Au mois de septembre dernier, un premier oiseau bagué sur son site de reproduction le 16 juillet dans le nord du Groenland a été observé à Lion. Il a fait près de 4 000 km pour passer l’hiver sur la côte de Nacre. Certains oiseaux arrivent fatigués par un tel voyage. Les sanderlings sont fidèles à leur site d’hivernage : un individu est observé chaque année à Lion depuis 2018.

Ces espèces rencontrent des difficultés pour s’alimenter ou se reposer dans certaines conditions liées à la fréquentation humaine et canine des plages. À marée haute, les oiseaux peuvent subir des dérangements répétés liés aux promeneurs entraînant des envols successifs mobilisant leurs réserves énergétiques. Ils peuvent se répartir de manière plus dispersée à marée basse pour s’alimenter mais avec une préférence marquée pour le bord de l’eau. Les périodes les plus compliquées sont l’hiver avec une durée du jour courte, le froid qui nécessite de consacrer plus de temps à s’alimenter pour résister aux températures basses, aux coups de froid et aux tempêtes et les congés scolaires, les week-ends et jours ensoleillés qui voient une fréquentation accrue du public sur les plages.

Vous pouvez aider ces oiseaux à passer l’hiver chez nous en organisant vos balades avec les chiens à marée basse en préférant un trajet sur la zone haute du sable mouillé. Les oiseaux sont davantage effrayés par les chiens, identifiés comme prédateurs, que par les humains. Bien sûr, il sera utile toute l’année pour les promeneurs de contourner à distance les groupes d’oiseaux posés en alimentation ou en repos.

Merci pour l’accueil de ces visiteurs du grand nord. Bruno.

Plus d’infos : gonm.org

Bécasseau sanderling

Bécasseau sanderling

Bécasseau variable

Grand gravelot

Tournepierre à collier

Clichés Francis Dubrulle