Author Archives: Annick D

Un bécasseau sanderling venu du Groenland

Quatre petits échassiers passent l’hiver sur le rivage de notre commune : le tournepierre à collier et le bécasseau variable se reproduisant majoritairement en Scandinavie-Sibérie, le grand gravelot pour lequel nous disposons de contrôles de bagues d’oiseaux des rivages de la mer baltique (Allemagne et Pologne) et le bécasseau sanderling. À noter que l’essentiel de la population de gravelot à collier interrompu qui niche sur les plages de la côte de Nacre quitte la région en hiver pour rejoindre le sud de l’Espagne (seuls quelques individus hivernent localement).

Les premiers migrateurs hivernants arrivent à la fin du mois d’août et les derniers à repartir (les plus nordiques) nous quittent vers la mi-mai. Les oiseaux de ces 4 espèces s’alimentent d’invertébrés (vers, coquillages échoués, larves…) principalement sur l’estran (zone découverte à marée basse). Le bécasseau sanderling a le dos gris, le ventre blanc et les pattes et le bec noirs. Il est souvent en groupe et s’alimente régulièrement dans les vagues.

Des programmes de suivi des déplacements des oiseaux sont mis en place par des bagueurs agréés dans différents pays, qui posent des combinaisons de bagues colorées permettant une reconnaissance individuelle des oiseaux. Depuis plusieurs années, des contrôles d’oiseaux bagués lors de leur halte migratoire au nord de l’Écosse (îles Orcades) sont effectués à Lion laissant supposer une origine groenlandaise de la population hivernante. Au mois de septembre dernier, un premier oiseau bagué sur son site de reproduction le 16 juillet dans le nord du Groenland a été observé à Lion. Il a fait près de 4 000 km pour passer l’hiver sur la côte de Nacre. Certains oiseaux arrivent fatigués par un tel voyage. Les sanderlings sont fidèles à leur site d’hivernage : un individu est observé chaque année à Lion depuis 2018.

Ces espèces rencontrent des difficultés pour s’alimenter ou se reposer dans certaines conditions liées à la fréquentation humaine et canine des plages. À marée haute, les oiseaux peuvent subir des dérangements répétés liés aux promeneurs entraînant des envols successifs mobilisant leurs réserves énergétiques. Ils peuvent se répartir de manière plus dispersée à marée basse pour s’alimenter mais avec une préférence marquée pour le bord de l’eau. Les périodes les plus compliquées sont l’hiver avec une durée du jour courte, le froid qui nécessite de consacrer plus de temps à s’alimenter pour résister aux températures basses, aux coups de froid et aux tempêtes et les congés scolaires, les week-ends et jours ensoleillés qui voient une fréquentation accrue du public sur les plages.

Vous pouvez aider ces oiseaux à passer l’hiver chez nous en organisant vos balades avec les chiens à marée basse en préférant un trajet sur la zone haute du sable mouillé. Les oiseaux sont davantage effrayés par les chiens, identifiés comme prédateurs, que par les humains. Bien sûr, il sera utile toute l’année pour les promeneurs de contourner à distance les groupes d’oiseaux posés en alimentation ou en repos.

Merci pour l’accueil de ces visiteurs du grand nord. Bruno.

Plus d’infos : gonm.org

Bécasseau sanderling

Bécasseau sanderling

Bécasseau variable

Grand gravelot

Tournepierre à collier

Clichés Francis Dubrulle


Stop aux lâchers de ballons gonflables. Au sol comme en mer les fragments de ballons dégonflés mettent en danger la faune sauvage.

Mise à jour le 6 février 2025

Une communication de la plate forme Zéro Déchet Sauvage

En France, ce sont plus d’un million de ballons qui sont lâchés dans les airs chaque année.

​Emportés par le vent, ces ballons finissent par exploser ou se dégonfler, les fragments et ficelles par se disperser, au sol comme en mer, mettant en danger la faune sauvage.

​Ces objets à usage unique, devenus déchets en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ont un impact bien trop lourd sur les écosystèmes. Cela ne peut plus durer ! La Méditerranée, tout comme l’Océan, sont saturés de pollutions. Il est urgent d’agir.

​Chaque année, des milliers d’animaux sont tués par ces déchets. Les millions de fragments de ballons sont ingérés par les poissons, cachalots, dauphins, tortues et oiseaux marins, provoquant intoxications, occlusions intestinales ou enchevêtrements dans les liens. Et ce, sans compter l’impact des produits chimiques associés.

Présentés comme une solution, les ballons vendus avec la mention “biodégradable” ne possèdent aucun caractère normatif. Il s’agit donc d’un argument de vente trompeur. L’ADEME, rappelle par ailleurs, que l’appellation biodégradable (…) ne peut en aucun cas être prétexte à l’abandon d’un produit dans la nature.

​Que diraient les enfants s’ils connaissaient leurs conséquences dramatiques ? Probablement, auraient-ils envie de changement…et auraient-ils mille idées sur des manières de faire autrement.

​Pourquoi imposer à la faune marine ces déchets plastiques ?
 Les mers et les océans ont plus que jamais besoin de vous.

Suite au lâcher de plus de 200 ballons gonflables, le 13 octobre, par la commune de Vidauban, dans le Var, non loin de nombreux sites protégés qui balisent notre merveilleux territoire : le Sanctuaire Pelagos, le Parc national de Port-Cros, les nombreuses Zones Natura 2000, les associations Explore & Preserve, MerTerre, Surfrider Foundation Europe, No Plastic In My Sea, Ailerons, Zero Waste Sophia, Expédition Septième Continent, Longitude 181, LPO-PACA, FNE-PACA, Wings of the Ocean, BLOOM demandent une interdiction pure et simple de ces pratiques sur tout le territoire.


« Le loup, ni monstre, ni peluche » Suite et fin de la semaine du loup avec une animation à l’école le lundi 4 novembre.

Proposée par Lion Environnement dans le cadre de la semaine du loup, la dernière animation « le loup, ni monstre ni peluche » a eu lieu aujourd’hui à l’école de Lion-sur-mer.

Léo, intervenant pour le CPIE, a tout d’abord instauré un jeu des questions et des réponses pour tout connaître sur les différentes espèces animales et leurs caractéristiques. Les enfants se déplacent, vont coller une étiquette sur une photo au tableau. Renard, couleuvre, chouette, blaireau, le classement se précise, s’affine… mammifère, ovipare… aucun mot qu’ils ne connaissent déjà.

Puis on se rassemble autour des tables où se trouvent des squelettes, des crottes, des empreintes qu’il faut identifier.

Après ce tour d’horizon, Léo s’attache à revenir sur les canidés en général puis sur les loups en particulier. Loup rouge, loup gris, loup du Canada ou d’Abyssinie, ils les connaissent, les élèves du CE2/CM1 de Madame Cengarle !!

Reste à aborder comment vivent les loups, ce qu’ils mangent, combien sont-ils ? Et en France ? Un peu plus de 1000 individus sont recensés dans les massifs montagneux.

Après un dernier jeu du vrai/faux pour vérifier ce qu’on a appris, la récréation était bien méritée après ces deux heures d’attention et de participation soutenues.


Même pas peur ! Une semaine consacrée au loup du 11 au 17 octobre.

Depuis quelques années, des observations de loup se développent en Normandie, suscitant curiosité ou crainte. Lion Environnement, avec la participation des associations CPIE (centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement), GMN (Groupe Mammalogique Normand) et les Amis du cinéma, vous propose, au travers de nombreuses animations, dont le fil conducteur est le loup, de découvrir l’espèce.

Du 11 au 17 octobre, apprenez à mieux connaître le loup gris pour comprendre si ce mal aimé est victime ou coupable de sa réputation, grâce à l’exposition du CPIE « Loup y es-tu ? » installée à la galerie Trianon. Tout public, en accès libre de 10h à 18h.

Vendredi 11 octobre, la projection du film « Vivre avec les loups » sera suivie d’un échange en visioconférence avec le réalisateur Jean-Michel Bertrand.

Il y aura bientôt des loups un peu partout en France. Il faut donc apprendre à vivre avec les loups. Le réalisateur nous amène à travers ses surprenantes rencontres humaines et animales à percevoir différemment la nature qui nous entoure et les animaux qui l’habitent.

Cinéma Le Trianon de Lion-sur-mer à 20h30.

Le samedi 12 octobre à 17h30, toujours au cinéma de Lion-sur-mer, conférence en présence de Julien Alleau, auteur d’une thèse intitulée « Garder ses distances » dont le sujet est les relations homme/loup dans les Alpes du XVème au XVIIIème siècle et de Clémence Méheust, doctorante à l’université de Caen dont le sujet de thèse est le retour naturel du loup en Normandie, observé depuis cinq ans dans la région.

Les enfants ne sont pas oubliés : samedi 12 octobre à 15 heures, à la Bibliothèque Marcelle Corbin, des lectures autour du loup, « Coucou voilà le loup », seront proposées aux enfants de 4 à 6 ans, accompagnés d’un adulte. A partir de 16h30, Laura Puech, intervenante en arts plastiques indépendante (Musartdit), accompagnera les plus grands âgés de 6 à 10 ans, en duo avec un adulte, dans la confection de masques de loup en 3D.

Ces deux animations sont gratuites, sur réservation par mail à lion.environnement@gmail.com

Après les vacances de la Toussaint, le lundi 4 novembre, Lion Environnement permettra à l’école de Lion-sur-mer de bénéficier d’une animation du CPIE autour du loup.