Coupable : L’Homme ou la Chauve-souris ?

Un article de CNN Health du 20 mars 2020 explique comment -et surtout pourquoi – les virus se transmettent de la chauve-souris à l’homme.
Des scientifiques, dont Andrew Cunningham, professeur d’épidémiologie de la faune sauvage à la Société Zoologique de Londres, expliquent les phénomènes suivants :

La chauve-souris héberge naturellement un certain nombre d’agents pathogènes, dont des coronavirus. Actuellement, il n’est pas encore prouvé que le Covid19 vient des chauves-souris, faute d’avoir pu les tester, mais la suspicion reste forte. La chauve-souris est le seul mammifère volant. Cette activité physique intense, marquée par des pics de température pendant le vol et la quête de nourriture, a conduit son système immunitaire à se spécialiser. Les pathogènes se sont adaptés à ces pointes de température pour résister.

Tant qu’il n’y a pas de contamination inter-espèces, tout va bien. Mais quand la contamination touche l’homme, le mécanisme naturel de défense de l’homme que constitue la fièvre, ne suffit pas à éliminer un pathogène capable de supporter de fortes températures.

Pourquoi et comment la contamination touche-t’elle l’humain ?
Tout simplement par effet de débordement zoonotique causé par l’activité humaine. La déforestation et la chasse stresse la chauve-souris outre-mesure, entraînant une infection de l’animal qui excrète en masse les pathogènes qu’il héberge. Et bingo !!!
Si la chauve-souris excrète ses pathogènes sur d’autres animaux vivants (par exemple dans un marché) et sur les humains qui voisinent ces animaux, la transmission inter-espèces démarre.
En ajoutant à cette contamination, la vitesse des transports, on a une pandémie là où dans le passé on aurait peut-être une épidémie localisée.

Deux leçons que l’humanité doit tirer – et rapidement de préférence
Les chauves-souris ne sont pas responsables de la pandémie. Elles risquent même de nous apprendre comment réagir à ces pathogènes
Notre mode d’interaction avec le milieu naturel (déforestation, chasse et transports rapides) est le seul facteur de transformation d’une épidémie en pandémie. C’est la première fois que les dommages causés à l’environnement tuent aussi vite des humains. Et faute d’action rapide, cela risque de se reproduire car il y a encore des milliers de virus à découvrir dans les populations animales, avec lesquelles nous interagissons de plus en plus en dégradant les habitats naturels.

Le mot de la fin revient à Kate Jones, de la chaire d’écologie et de biodiversité à University College de Londres :
« Il n’est pas bon de transformer une forêt en zone agricole sans comprendre l’impact sur la séquestration du carbone, le risque d’inondations et la survenance de maladies« 


L’Hydrogène est il une solution

Une source d’énergie pérenne : l’hydrogène.

Vu dans la livraison de février de 2020 de Scientific American, un article détaillé sur l’expérimentation menée à Cappelle-la-Grande (59) par Engie visant à alimenter une centaine de maisons en hydrogène dans les conduites de gaz déjà existantes.

L’hydrogène est produit par électrolyse de l’eau, l’électricité provenant d’éoliennes et de fermes solaires. L’oxygène est relâché dans l’air et l’hydrogène est stocké localement.

L’intérêt de l’expérience est de faire circuler l’hydrogène mélangé au gaz naturel, dans les canalisations existantes. Cela évite de devoir bâtir une infrastructure dédiée de distribution de l’hydrogène.
A partir de 2020, toutes les nouvelles turbines produites en Europe doivent supporter le mix hydrogène/gaz naturel. Et en 2030, elles seront certifiées 100% hydrogène compatibles.
Cette transition mix puis tout hydrogène doit contribuer à l’atteinte en 2050 de l’objectif européen du zéro-carbone.

Dans une vision globale du mix énergétique, le stockage de l’hydrogène pourrait devenir l’énergie de substitution lorsque les énergies renouvelables sont en déficit (manque de vent ou de soleil). En période de forte production éolienne ou solaire, les excédents d’énergie serviraient à produire de l’hydrogène pour les périodes de creux, alors qu’actuellement la gestion des renouvelables consiste à arrêter les éoliennes quand la demande est inférieure à la production.

La technologie ne résoudra pas tout, mais il existe des solutions d’avenir pour léguer une planète la moins sale possible aux générations futures. Alors suivons ces expériences et encourageons les pouvoirs publics à soutenir tous ces travaux.

Source Scientific American Février 2020 (en anglais et réservé aux abonnés)


Biodiversité Attendre ou agir ? On fait quoi ?

Si vous n’êtes pas un lecteur assidu de Ouest-France, vous avez laissé passer cette information importante.

https://www.ouest-france.fr/normandie/biodiversite-dix-huit-territoires-normands-engages-pour-la-nature-6640637

En quoi consiste cette action poussée par le Ministère de la Transition écologique et Solidaire ? Voici ce qu’en dit le site du Ministère

L’initiative « Territoires engagés pour la nature » a pour objectif de mobiliser les collectivités pour la protection de la biodiversité

Ouverte à toutes les collectivités qui souhaitent faire de la biodiversité une des priorités de leurs politiques publiques, elle vise à accompagner des projets de territoire en faveur de la biodiversité, portés par des collectivités territoriales.

La suite de la description est ici

Cette action qui s’étale sur trois ans fait référence au Plan Biodiversité que vous pouvez consulter ici

Notre attachement à l’environnement mérite qu’on réfléchisse à la planète que nous voulons laisser à nos enfants et qu’on se retrousse sérieusement les manches en s’engageant collectivement dans une action soutenue dans le temps comme dans l’espace.

Nos voisins de Ouistreham viennent de se lancer dans l’action. Les laisserons-nous seuls ?


Les centrales photovoltaïques villageoises

Dans Le Monde du 22 décembre, Angela BOLIS présente une solution locale de développement de l’énergie solaire.

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