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SDHI – Le rapport du Sénat

Le Sénat a tenu en janvier et février 2020 une commission d’enquête sur les SDHI (Inhibiteurs de la Succinate DésHydrogénase), utilisés en agriculture dans certains fongicides. La question soulevée rappelle par certains aspects les débats autour du glyphosate.
La partie du texte ci-dessous en bleu est un copier-coller du début dudit rapport.

Au printemps 2018, un groupe de chercheurs menés par Pierre Rustin, directeur de recherche au CNRS, responsable des équipes Inserm travaillant sur les maladies mitochondriales à l’hôpital Robert-Debré (Paris), a montré que les inhibiteurs de la SDH ne sont pas spécifiques de l’enzyme de champignons, mais qu’ils peuvent également inhiber les enzymes humaine, de l’abeille et du ver de terre. Une alerte sanitaire a été émise auprès de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), élargie ensuite par voie de presse.

Après avoir fait réaliser une expertise collective de l’alerte, l’ANSES a conclu que les éléments apportés par les travaux de ce groupe de chercheurs ne remettaient pas en cause l’évaluation du risque inhérent à cette classe de molécules –évaluation qui a été réalisée dans le cadre réglementaire de l’autorisation de mise sur le marché et qui consiste à examiner le risque sur la santé humaine, du consommateur comme de l’exploitant agricole, et sur l’environnement, associé à ces molécules.

Ce désaccord entre les chercheurs du CNRS et l’ANSES a conduit à une commission d’enquête chargée de comprendre le problème et tenter de situer où étaient les risques.
Cette commission menée par Gérard Longuet et Cédric Vilani vient de déposer son rapport et ses conclusions sur le site du Sénat.

Vous trouverez ci dessous le rapport complet afin de vous permettre de vous forger un avis personnel.


Imidacloprid vs Bees

Les néonicotinoides réduisent le dévelopement cérébral des bébés abeilles

Une étude publiée le 4 mars 2020 dans la revue britannique The Royal Society Publishing – Biological sciences (revue à comité de lecture) présente un résultat préoccupant.
L’imidacloprid (un néonicotinoide) entrave le développement cérébral des abeilles pendant leur stade larvaire et leurs premiers jours de développement. Les abeilles butineuses introduisent le toxique dans la ruche avec le nectar qu’elles rapportent. L’article (texte intégral en anglais ici) détaille les expériences menées pour aboutir à cette conclusion.

Plus en détail, les chercheurs ont testé les capacités d’apprentissage de populations d’abeilles exposées au néonicotinoide à divers stades de leur développement. Les abeilles exposées au produit répondent moins bien qu’une population témoin, protégée du produit. Elles ont significativement de plus grosses difficultés d’apprentissage que la population témoin. Cela les rendra moins efficaces et met en péril la survie d’une ruche.

Les chercheurs ont aussi procédé à des tomographies du cerveau des abeilles pour découvrir si des zones étaient impactées.
Ils ont constaté qu’une des cinq zones étudiées (calyces lobe) était significativement plus petite que dans la population témoin. Les autres zones n’étaient pas significativement réduites, même si elles l’étaient quelques peu.

En conclusion (je résume)

  • sur la population témoin, plus le lobe calycal est gros meilleur est l’apprentissage,
  • sur les populations intoxiquées, le handicap d’apprentissage est indépendant de la taille du lobe calycal,
  • quelle que soit la période d’exposition des abeilles (larves ou jeunes adultes) au produit, et la durée d’exposition, les trois premiers jours du stade adulte, (quand les abeilles apprennent leur comportement d’abeilles) sont critiques. Une exposition au néonicotinoide dans cette fenêtre est suffisant pour handicaper définitivement leur apprentissage.
  • les abeilles handicapées ne récupèrent jamais au cours de leur vie les capacités perdues,
  • on commence à comprendre pourquoi les colonies d’abeilles diminuent de taille trois semaine après avoir été exposées aux néonicotinoides dans la nature.

Ce que dit Wikipédia de l’imidaclopride


Nous voulons des arbres

Le patrimoine arboré de Lion

  • est inférieur à la moyenne nationale 16% contre 19% nationalement
  • représente 2,7 terrains de foot

Tout savoir sur le patrimoine arboré de Lion (et des communes environnantes) grâce à cette magnifique infographie (s’ouvrira dans un autre onglet)
Toutes les explications sur la méthode utilisée et les sources de données sont ici
Merci à Kermap pour ce travail.



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