Élections municipales : Questionnaire de Lion Environnement aux listes candidates. Leurs réponses respectives à la suite.

Élections municipales : Questionnaire de Lion Environnement aux listes candidates. Leurs réponses respectives à la suite.

Mise à jour le 16 mars 2026

Ce questionnaire a été validé par le Conseil d’Administration de Lion Environnement.

Il vise à recueillir, au-delà des intentions, les actions que votre liste souhaite engager dans le cadre communal ou supra local dans le cas où les compétences y sont transférées (Caen la mer ou syndicats dont la commune est adhérente). Les réponses à ce questionnaire seront transmises aux adhérent(e)s de Lion Environnement et seront placées sur le site internet.

Nom de la liste :

Nom de la tête de liste :

Merci de répondre dans l’espace prévu à cet effet dans le questionnaire sans restriction de longueur.

Problématique de l’eau

Les analyses de l’eau potable distribuée à Lion-sur-mer montrent une contamination récurrente de métabolites de pesticides agricoles : les dernières analyses sont non conformes sur ce point avec 4 métabolites identifiés dont 1 dépasse largement la valeur plafond autorisée : 2,43 microgramme/l pour le chlorothalonil qui ne devrait pas dépasser les 0,1 microgramme/l.

Quelle stratégie de la mairie avec Eau du bassin caennais pour remédier à cette pollution chronique ?

Réponse :

La moitié des habitations de Lion-sur-mer ne sont pas conformes en matière d’assainissement. Ceci génère une qualité des eaux de baignade qualifiée de « à éviter » par l’association Eaux et rivières de Bretagne, les analyses de coliformes fécaux montrant une augmentation de la charge.

Les travaux de mise en conformité sont obligatoires lors d’une vente. Quelles actions prévoyez- vous pour accélérer l’amélioration de la qualité des eaux de baignade pour notre cité à caractère balnéaire marqué ?

Réponse :

Urbanisme

Inolya a le projet de création d’immeuble en remplacement des maisons individuelles de la rue de la ferme. Seriez-vous prêts à inciter le bailleur à la création d’un éco-quartier ?

Réponse :

Énergie

Des communes de France développent des projets d’équipement de bâtiments communaux en panneaux solaires avec éventuellement du financement participatif de citoyens :

https://www.ecpdl.fr/mairies-batiments-communaux-deviennent-supports-photovoltaiques.html

À titre d’exemple, la société Enercoop accompagne les collectivités et les habitants dans de tels projets (voir documents joints). Seriez-vous prêts à vous engager dans une réflexion sur une telle démarche à Lion-sur-mer ?

Réponse :

Alimentation

La contamination des aliments est forte et constitue un problème de santé publique : augmentation des cancers pédiatriques, cancers du pancréas… Les causes en sont connues :

  • Le lien entre pesticides et leurs métabolites et cancer est maintenant avéré ; augmentation des cancers du pancréas de 3 %/an en France avec corrélation entre les zones d’agriculture intensive et fréquence des cas de cancer.
  • PFAS : ces polluants éternels contaminent les aliments en particulier le TFAS, le plus petit des PFAS très utilisé en agriculture.
  • Cadmium : les Unions régionales des médecins libéraux ont publié une lettre ouverte, dans laquelle ils rappellent les dangers du cadmium, et surtout l’ampleur de notre contamination. Ils évoquent « une bombe à retardement » en lien avec l’alimentation. Ce métal, présent naturellement dans les sols, est cancérigène, reprotoxique et possiblement mutagène. En particulier, il est fortement suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement exponentiel des cancers du pancréas. Or, nous y sommes tous exposés, « principalement via l’alimentation, notamment les produits de base comme les céréales, pommes de terre, pâtes, pains et produits de panification », rappellent les médecins. Une fois dans notre organisme, il s’accumule dans le foie et les reins, et sa présence augmente avec l’âge.

Depuis 2017, le Haut Conseil de la santé publique conseille de limier l’exposition aux pesticides en consommant des produits bio. « Si l’on mange moins de pesticides, on a moins de risques de développer des pathologies », souligne Laurence Payrastre directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Cette spécialiste des liens entre pesticides et santé redoute en revanche les dangers croissants et encore peu documentés de l’exposition à des cocktails de pesticides.

« La loi Egalim vise à promouvoir une alimentation saine, durable et accessible, notamment en augmentant la part de produits bio et locaux dans la restauration collective, avec des objectifs précis comme atteindre 50% de produits de qualité d’ici 2025 ».

Vu les enjeux sanitaires ci-dessus, Il conviendrait de faire évoluer l’alimentation collective notamment pour passer à davantage de produits bio, les produits « locaux » ayant les contaminations de l’agriculture conventionnelle.

Certaines communes fournissent une alimentation 100 % bio dans la cantine des écoles (Alizay/27) ou avec une forte proportion de bio (Saint-Jean le Blanc/14…) sans augmentation du tarif pour les parents.

Le programme alimentaire territorial (PAT) Caen Normandie métropole prévoit dans les fiches actions : https://polesmetropolitains.fr/caen-metropole/projet-alimentaire-territorial/le-pat-en-cours/

  • 3.6 amélioration de la qualité des produits et des pratiques, notamment vers le bio.
  • 5.1 l’appui à la restructuration de la restauration collective :

Il s’agit de « Favoriser la création ou re-création de cuisines locales, de taille adaptée, permettant la préparation sur place de repas grâce à des produits de qualité et de proximité » concernant les cantines, maison de retraites…

Seriez-vous disposé à initier une démarche avec les communes voisines (Lion à Ouistreham ? Secteur Caen terre-mer ?) visant à :

  • faciliter l’installation, la conversion et le maintien d’exploitations en agriculture biologique ? Notamment sur les périmètres de captage.
  • mener une réflexion sur la création d’une cuisine centrale collective avec l’appui de Caen-la-mer.

Réponse :

Biodiversité

La commune est engagée sur le programme Territoire engagé pour la nature jusqu’en 2027. Êtes- vous favorable au principe d’un renouvellement de l’engagement au-delà de 2027 ?

https://www.anbdd.fr/biodiversite/collectivites/territoires-engages-pour-la-nature

Réponse :

Éducation

Les membres de votre liste seraient-ils prêts à se former sur les questions environnementales et sociales ?

Exemple de formation destinée aux élus et agents des collectivités :

L’École du Climat, Climate School, intègre les enjeux de biodiversité, des ressources naturelles…

https://share.google/zwC54gQLETek8fUdm

L’éducation à l’environnement et à l’écocitoyenneté des jeunes est fondamental au vu de l’évolution du monde et des dégradations observées. Seriez-vous prêts à accompagner des démarches en ce sens et engager des moyens financiers significatifs au niveau scolaire et périscolaire ? Notamment avec le CPIE Vallée de l’Orne.

Réponse :

Participation citoyenne

La participation des citoyens, au-delà des obligations légales, aux débats et projets de la commune est nécessaire à la consolidation de notre démocratie.

Des formations sont adaptées aux techniques et outils de coopération : Fertîles

https://share.google/ftoXE4yEivxnzzJux

Comment comptez-vous vous saisir de cette question et seriez-vous prêts à vous former ?

Réponse :

Avez-vous d’autres projets en faveur de la transition écologique que vous comptez mettre en place et que vous souhaiteriez nous communiquer ?

Merci pour le temps passé à remplir ce questionnaire


REPONSES DES DEUX LISTES
Nom de la liste : AGIR ENSEMBLE POUR LION (4/03/2026)
Nom de la tête de liste : Magali SAINT

Merci de répondre dans l’espace prévu à cet effet dans le questionnaire sans restriction de longueur.
Problématique de l’eau
Les analyses de l’eau potable distribuée à Lion-sur-mer montrent une contamination récurrente de métabolites de pesticides agricoles : les dernières analyses sont non conformes sur ce point avec 4 métabolites identifiés dont 1 dépasse largement la valeur plafond autorisée : 2,43 microgramme/l pour le chlorothalonil qui ne devrait pas dépasser les 0,1 microgramme/l.
Quelle stratégie de la mairie avec Eau du bassin caennais pour remédier à cette pollution chronique ?
Particulièrement consciente de ce problème majeur, l’équipe municipale sortante travaille depuis le début du mandat actuel sur la problématique de l’eau potable. Un conseiller municipal poursuivra le travail qu’il a effectué au sein de la Communauté Urbaine de Caen-la-Mer : participation aux commissions du Cycle de l’eau, aux Comités de pilotage des aires d’alimentation de captage des secteurs Lion-Hermanville et Lion-Luc-Langrune, animés par Eau du Bassin Caennais.
Il est important de préciser que, dans ces différentes instances, notre commune se distingue par sa représentation par un élu (aucun élu des autres communes). Les avancées dépendront nécessairement d’une mobilisation large et coordonnée des élus des autres communes concernées. Notre stratégie consistera donc à fédérer et sensibiliser l’ensemble des élus du territoire afin de porter collectivement des mesures plus ambitieuses en matière de protection de la ressource.
L’interdiction des pesticides sur les terres des aires d’alimentation de captage est souhaitable mais il convient de garder à l’esprit que ces décisions ne peuvent être prises que par l’État et les Préfets. Nos élus porteront donc cet objectif dans les instances auxquelles ils participeront, tout en oeuvrant à convaincre les autres communes de s’y associer, mais les décisions finales ne leur appartiennent pas.
Une attention particulière continuera d’être portée aux analyses de la qualité de l’eau réalisées chaque mois par l’Agence Régionale de Santé sur le forage du Haut Lion qui alimente la commune. Il est important de savoir que la qualité de notre eau potable est moins problématique que dans d’autres communes (pas de PFAS détectés, un seul pesticide en dépassement et nitrates désormais à 10 mg/l pour 50 mg/l autorisés).
L’eau de la commune dépasse néanmoins les limites de qualité fixées par la réglementation (classement C : eau de qualité insuffisante) mais cela ne signifie pas qu’elle présente aujourd’hui un problème pour notre santé. Dit autrement sa qualité est dégradée, il faut donc la « soigner » mais elle est potable.
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Pour autant, la recherche doit avancer plus vite dans de nombreux domaines, notamment sur les PFAS et les effets cocktails, afin de mieux connaître leurs effets sur la santé.
La dureté de l’eau (titre hydrotimétrique) est sans conséquence pour la santé mais peut être néfaste pour les appareils ménagers. Particulièrement importante dans notre commune, elle est désormais régulée par une unité de décarbonatation attendue depuis des années. Les élus veillent chaque mois à sa bonne efficacité.
La moitié des habitations de Lion-sur-mer ne sont pas conformes en matière d’assainissement. Ceci génère une qualité des eaux de baignade qualifiée de « à éviter » par l’association Eaux et rivières de Bretagne, les analyses de coliformes fécaux montrant une augmentation de la charge.
Les travaux de mise en conformité sont obligatoires lors d’une vente. Quelles actions prévoyez- vous pour accélérer l’amélioration de la qualité des eaux de baignade pour notre cité à caractère balnéaire marqué ?
Le constat d’une moitié d’habitations non conformes doit être utilisé prudemment car une grande partie des non-conformités relève d’une non-séparation des réseaux eau pluviale / eaux usées, qui a pour conséquence d’augmenter inutilement (et coûteusement) le volume d’eau usée à traiter, mais n’a pas d’impact direct sur la qualité des eaux de baignade.
Un travail d’information des propriétaires concernés et de l’ensemble des Lionnais (plusieurs articles dans le bulletin municipal) a été effectué lors du dernier mandat. Il a commencé à porter ses fruits : les aides financières pour la mise en conformité, financées par l’Agence de l’Eau et instruites par Caen-la-Mer, sont de plus en plus nombreuses, signe d’un début de prise de conscience encourageant.
Ce travail d’information sera amplifié. Nous proposons l’organisation de réunions publiques spécifiquement consacrées à la qualité de l’eau (eau potable et eaux de baignade), permettant de présenter les enjeux, les résultats d’analyses, les responsabilités de chacun et les dispositifs d’aides existants. Une conférence avec des intervenants techniques (Eau du Bassin Caennais, Caen-la-Mer, Agence de l’Eau, services de l’État) pourra également être organisée afin d’apporter un éclairage scientifique et réglementaire clair aux habitants.
Par ailleurs, les élus et les services municipaux se tiendront à la disposition des propriétaires pour des rendez-vous individualisés afin de les accompagner dans leurs démarches de mise en conformité. L’objectif est accélérer les mises en conformité et de préserver durablement la qualité des eaux de baignade, enjeu essentiel pour notre commune à fort caractère balnéaire.
L’information des propriétaires continuera donc d’être développée et ciblée en priorité sur les maisons qui ne sont pas du tout raccordées au réseau collectif. Les contrôles, déjà très nombreux (800 à ce jour), seront poursuivis. Localisés entre les boulevards et la digue, ils seront étendus au reste de la commune.
Urbanisme
Inolya a le projet de création d’immeuble en remplacement des maisons individuelles de la rue de la ferme. Seriez-vous prêts à inciter le bailleur à la création d’un éco-quartier ?
À ce jour, le bailleur social INOLYA n’a pas arrêté de projet définitif de remplacement des maisons individuelles de la rue de la Ferme par des immeubles. Les réflexions engagées portent sur un aménagement global du secteur, susceptible de combiner différentes formes d’habitat (collectif, intermédiaire et individuel), afin de garantir une densification mesurée et cohérente avec le tissu urbain existant.
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La modification du PLU adoptée lors du mandat permet désormais d’envisager un périmètre d’aménagement élargi au-delà des seuls terrains d’INOLYA. Anticipant les enjeux, la commune a d’ailleurs acquis une parcelle au sein de ce périmètre afin de se doter d’un levier concret d’action et de pouvoir peser sur les futures orientations. Sur ce terrain communal, la réalisation de logements en Bail Réel Solidaire (BRS) est à l’étude, dans une logique d’accession sociale à la propriété et de mixité durable.
Les échanges menés avec INOLYA depuis 2025 s’appuient sur une étude d’aménagement communale intégrant des exigences fortes en matière d’insertion paysagère, de qualité architecturale et de performance environnementale. Le bailleur s’est montré ouvert à ces orientations, et ce dialogue se poursuivra avec la même exigence.
Si le terme « éco-quartier » est parfois utilisé de manière extensive, notre ambition est bien de concevoir un projet exemplaire : sobriété foncière, place importante du végétal, gestion des eaux pluviales à la parcelle, construction bas carbone, adaptation aux enjeux climatiques et qualité des espaces publics.
Concrètement, plusieurs composantes caractéristiques d’un éco-quartier sont déjà intégrées à la réflexion : diversité des formes d’habitat, émergence du BRS, maîtrise du stationnement pour limiter l’emprise automobile et développement des mobilités douces. Ces orientations traduisent une approche globale, équilibrée et durable de l’aménagement.
Enfin, nous nous engageons à ouvrir une large concertation dès les élections passées. Nous associerons les riverains et l’ensemble des habitants aux différentes étapes d’élaboration, dans un esprit de transparence et de co-construction, afin d’aboutir à un projet partagé, respectueux de l’identité de la commune.
Énergie
Des communes de France développent des projets d’équipement de bâtiments communaux en panneaux solaires avec éventuellement du financement participatif de citoyens :
https://www.ecpdl.fr/mairies-batiments-communaux-deviennent-supports-photovoltaiques.html
À titre d’exemple, la société Enercoop accompagne les collectivités et les habitants dans de tels projets (voir documents joints). Seriez-vous prêts à vous engager dans une réflexion sur une telle démarche à Lion-sur-mer ?
Nous souhaitons effectivement avancer dans ce domaine, en priorité pour les bâtiments communaux susceptibles d’accueillir des installations photovoltaïques (salle de sport, salle Trianon, local technique dans le parc de la mairie). Des études de faisabilité seront lancées rapidement afin d’envisager une réalisation au cours du mandat.
La participation des citoyens au développement de l’énergie photovoltaïque constitue également une piste particulièrement intéressante, notamment sous forme de projets d’autoconsommation collective ou de production locale d’énergie renouvelable. Nous travaillerons à faire émerger ce type de démarche à l’échelle communale, en veillant à sa viabilité technique, juridique et financière.
Dans cette perspective, la commune pourra s’appuyer non seulement sur des acteurs coopératifs comme Enercoop, mais également sur le SDEC, syndicat départemental d’énergie du Calvados, qui accompagne les collectivités dans la transition énergétique. Le SDEC propose un appui technique aux communes : études de potentiel photovoltaïque, accompagnement à la mise en place de projets d’autoconsommation individuelle ou collective, conseil en efficacité énergétique et en développement des énergies renouvelables. Cet accompagnement public constitue un levier important pour sécuriser les projets et optimiser leur montage.
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Notre objectif est donc d’engager une réflexion structurée, associant partenaires institutionnels et habitants, afin de développer à Lion-sur-Mer l’autoconsommation d’énergie, durable et maîtrisée, contribuant à la transition énergétique du territoire.
Cette réflexion sera d’autant favorisée que nous comptons désormais un spécialiste de ces sujets au sein de notre équipe.
Alimentation
La contamination des aliments est forte et constitue un problème de santé publique : augmentation des cancers pédiatriques, cancers du pancréas… Les causes en sont connues :
Seriez-vous disposé à initier une démarche avec les communes voisines (Lion à Ouistreham ? Secteur Caen terre-mer ?) visant à : faciliter l’installation, la conversion et le maintien d’exploitations en agriculture biologique ? Notamment sur les périmètres de captage, mener une réflexion sur la création d’une cuisine centrale collective avec l’appui de Caen-la-mer.
La question de la qualité de l’alimentation constitue un véritable enjeu de santé publique. La progression de certaines pathologies, notamment les cancers pédiatriques ou du pancréas, interroge sur l’exposition cumulative aux polluants environnementaux et alimentaires. Les causes sont multiples et connues, mais les leviers d’action sont complexes car ils dépassent largement le cadre d’une seule commune.
Ce sujet est intrinsèquement lié à la protection des aires d’alimentation de captage de l’eau potable. Il met en jeu de nombreux acteurs : agriculteurs, intercommunalité, agences de l’eau, services de l’État, filières de transformation, restauration collective. À lui seul, le niveau communal ne peut suffire.
Pour autant, nous entendons pleinement prendre notre part.
Nous sommes disposés à engager une démarche avec les communes voisines — de Lion à Ouistreham et plus largement à l’échelle de Caen-la-Mer et du secteur Coeur de Nacre — afin de favoriser l’installation, la conversion et le maintien d’exploitations en agriculture biologique, en particulier sur les périmètres de captage où l’enjeu environnemental est majeur. Une dynamique intercommunale est indispensable pour donner de la cohérence et de la solidité à cette orientation.
Nous sommes également favorables à l’ouverture d’une réflexion sur la création d’une cuisine centrale ou d’un outil de restauration collective partagé. Un tel équipement pourrait constituer un levier structurant pour soutenir les filières locales et biologiques, sécuriser les débouchés pour les producteurs et améliorer encore la qualité des repas servis aux enfants a minima. Les réflexions pourront s’élargir au développement de portage de repas de qualité à nos ainés.
Concrètement, nous constituerons un groupe de travail chargé d’étudier la faisabilité de ces démarches et prendrons l’attache des communes et associations voisines — notamment celles de la communauté de communes Coeur de Nacre qui ont déjà engagé une réflexion en ce sens — afin de mutualiser les expériences.
Dès le début du prochain mandat, nous associerons les parents d’élèves, les agents communaux, les élus et l’association Lion Environnement afin d’augmenter progressivement et de manière réaliste la part de produits biologiques et locaux dans les repas scolaires.
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Biodiversité
La commune est engagée sur le programme Territoire engagé pour la nature jusqu’en 2027. Êtes-vous favorable au principe d’un renouvellement de l’engagement au-delà de 2027 ?
https://www.anbdd.fr/biodiversite/collectivites/territoires-engages-pour-la-nature/
Bien sûr, nous continuerons au-delà de 2027 à renforcer ce dispositif partenarial qui a fait ses preuves.
Éducation
Les membres de votre liste seraient-ils prêts à se former sur les questions environnementales et sociales ?
Exemple de formation destinée aux élus et agents des collectivités :
L’École du Climat | Climate School https://share.google/zwC54gQLETek8fUdm
intègre les enjeux de biodiversité, des ressources naturelles…
L’éducation à l’environnement et à l’éco-citoyenneté des jeunes est fondamental au vu de l’évolution du monde et des dégradations observées. Seriez-vous prêts à accompagner des démarches en ce sens et engager des moyens financiers significatifs au niveau scolaire et périscolaire ? Notamment avec le CPIE Vallée de l’Orne.
Réponse :
Nous sommes tout à fait favorables à nous former plus encore sur les questions environnementales et sociales.
L’éducation à l’environnement et à l’éco-citoyenneté des jeunes est en effet fondamentale. Elle ne relève pas de l’affichage, mais d’un engagement concret et déjà ancien de la commune.
De nombreuses actions ont été accompagnées au cours du mandat : sur votre initiative, réalisation d’une Fresque du Climat avec le Conseil Municipal des Jeunes, plantation d’arbres fruitiers avec les élèves de maternelle, installation de bacs à marées en partenariat avec le CPIE Vallée de l’Orne, Lion environnement, la municipalité et l’ITEP de Baron-sur-Odon, ou encore le parrainage des arbres rue François Mitterrand par le CMJ, afin d’impliquer les jeunes dans la végétalisation et la préservation du cadre de vie.
À la cantine scolaire, des actions éducatives régulières et structurées sont menées depuis 2022 avec l’intervention du SYVEDAC, syndicat en charge du traitement et de la valorisation des déchets. Ces interventions portent sur la réduction du gaspillage alimentaire, le tri sélectif et la gestion des déchets, et permettent de sensibiliser concrètement les enfants aux enjeux environnementaux du quotidien. Elles complètent le travail réalisé par les équipes municipales au sein du restaurant scolaire.
Nous souhaitons poursuivre et amplifier cette dynamique. Des moyens financiers continueront d’être mobilisés pour développer ces actions, notamment en partenariat avec le CPIE Vallée de l’Orne, acteur reconnu de l’éducation à l’environnement qu’il convient de solliciter davantage, mais aussi avec le SYVEDAC, les associations locales et les équipes pédagogiques.
Là encore l’objectif est clair : inscrire ces initiatives dans la durée, les structurer davantage au niveau scolaire et périscolaire, et faire de l’éducation à la transition écologique un axe fort et cohérent de l’action municipale.
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Participation citoyenne
La participation des citoyens, au-delà des obligations légales, aux débats et projets de la commune est nécessaire à la consolidation de notre démocratie.
Des formations sont adaptées aux techniques et outils de coopération : Fertîles https://share.google/ftoXE4yEivxnzzJux
Comment comptez-vous vous saisir de cette question et seriez-vous prêts à vous former ?
Réponse :
Notre équipe est particulièrement déterminée à renforcer la participation citoyenne à la vie communale. Dans un contexte où la confiance démocratique doit être consolidée, il est essentiel d’associer davantage les habitants aux débats et aux projets structurants de la commune.
Certains élus disposent déjà de ces compétences. Toutefois, pour que cette dynamique ne repose pas sur quelques personnes seulement et qu’elle s’inscrive durablement dans les pratiques municipales, il est effectivement nécessaire de former tous les élus.
Organiser une participation citoyenne de qualité ne s’improvise pas : cela requiert des méthodes adaptées, des outils éprouvés et une véritable culture du dialogue. Nous sommes donc prêts à poursuivre et amplifier ces formations, y compris auprès d’organismes spécialisés comme Fertîles ou d’autres structures reconnues dans l’accompagnement des collectivités.
Avez-vous d’autres projets en faveur de la transition écologique que vous comptez mettre en place et que vous souhaiteriez nous communiquer ?
Des dispositions ont été prises dans le futur Plan Local d’Urbanisme Intercommunal afin de favoriser la plantation et la préservation des haies en zones agricoles, contribuant ainsi à la biodiversité, à la qualité des sols et à la protection de la ressource en eau. Nous veillerons à leur mise en oeuvre effective.
Les travaux prévus pour la rénovation de la salle Trianon intégreront pleinement les enjeux environnementaux : amélioration de la performance énergétique, réduction des consommations, choix de matériaux adaptés et prise en compte du confort thermique.
Nous proposons par ailleurs la création d’un Comité consultatif de la Transition Écologique. Cette instance réunira des experts Lionnais.es volontaires, des représentants de Lion environnement et des acteurs locaux, des habitant.es et des élu.es
Les membres du Comité Consultatif de la Transition Écologique seront amenés à formuler des propositions, émettre des conseils et avis sur le volet environnemental de l’ensemble des actions et projets conduits par la municipalité au cours du mandat. Il s’agira ainsi d’intégrer systématiquement la dimension écologique dans les décisions locales et d’éclairer les choix municipaux par une expertise citoyenne.
Même avec des moyens limités, une petite commune peut impulser des actions environnementales fortes et visibles au quotidien. L’essentiel est de créer une dynamique collective, en s’appuyant sur des mesures concrètes, pragmatiques et adaptées à notre territoire.
Dans cet esprit, si l’association Lion Environnement ou d’autres acteurs souhaitent co-organiser une manifestation type « Fabrique des idées pour la Transition Écologique », espace d’échanges et de propositions concrètes, la municipalité s’engagera pleinement à leurs côtés.

Nom de la liste : LION AUTREMENT (12/03/2026)
Nom de la tête de liste : EVA SIX
Merci de répondre dans l’espace prévu à cet effet dans le questionnaire sans restriction de longueur.
Problématique de l’eau
Les analyses de l’eau potable distribuée à Lion-sur-mer montrent une contamination récurrente de métabolites de pesticides agricoles : les dernières analyses sont non conformes sur ce point avec 4 métabolites identifiés dont 1 dépasse largement la valeur plafond autorisée : 2,43 microgramme/l pour le chlorothalonil qui ne devrait pas dépasser les 0,1 microgramme/l.
Quelle stratégie de la mairie avec Eau du bassin caennais pour remédier à cette pollution chronique ?
Réponse :
La pollution de l’eau est un problème complexe dont l’opinion commune commence à se préoccuper. Les causes apparaissent plurielles. Les réponses doivent donc se situer sur plusieurs plans. On peut rappeler tout d’abord que l’eau potable est un bien commun et que ce bien peut apparaître aujourd’hui comme étant en danger, même si cette inquiétude doit néanmoins être relativisée puisque les métabolites ne dépassent pas les seuils de qualité sanitaire réglementaires fixés par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).
Nous avons sollicité l’agence de l’eau du bassin caennais pour en savoir plus ;102 communes sont concernées ; un syndicat de l’eau avec 50 élus pour l’ensemble des communes existe. Lion sur mer doit absolument y être représentée de façon plus active. La commune s’inscrit dans un territoire, un territoire qui influe sur la qualité de l’eau. Par conséquent, nos élus seuls n’ont pas la main sur le problème. Ce n’est pas directement de leur compétence. En revanche, ceci ne les dédouane pas de la responsabilité de proposer différentes solutions malgré tout et ce, sur un calendrier différencié et sur plusieurs niveaux.
Puisque le niveau de pollution de l’eau est majoritairement dû à la pratique agricole du bassin caennais, à long terme, l’idéal serait de réussir à « militer » de manière coordonnée avec les autres élus pour accompagner les agriculteurs « contraints collectivement » à une agriculture intensive de passer à une agriculture raisonnée, voire bio. Ceci impliquera un travail de mobilisation de longue haleine qui pourra s’appuyer à l’échelle locale sur un comité de l’eau impliquant des habitants sensibles à la question et soucieux de s’en emparer. Ce comité pourra chercher à mobiliser au-delà de Lion sur mer d’autres habitants concernés d’autres communes et constituer un « collectif » dont la mission pourrait être de renforcer le travail des élus qui devront utiliser pleinement les sièges qui leur sont dévolus pour défendre l’intérêt des concitoyens. Plusieurs instances sont parties prenantes, l’ARS chargée d’assurer le contrôle de la qualité de 1
l’eau et Caen la mer qui pourra intervenir sur cette question auprès de la chambre d’agriculture pour une évolution des pratiques, particulièrement autour des zones de captage, mais pas que.
Nos élus au conseil communautaire porteront l’idée d’exploiter l’eau en régie au lieu de la déléguer à un prestataire privé comme c’est le cas depuis 1993. Des grandes villes comme Paris, Nice, Bordeaux, Grenoble l’ont déjà fait, ce qui semble représenter un avantage conséquent tant sur le plan économique qu’écologique. En effet, les factures d’eau, pour les bénéficiaires semblent parfois diminuées de 10 à 20 %, le surcoût de l’eau étant dû au traitement. Or, dans les communes ayant repris la régie de l’eau, il semble que le travail de prévention et donc de persuasion auprès des agriculteurs soit davantage payant. En outre, les réseaux y apparaissent mieux entretenus, moins vétustes, moins poreux, et donc moins de fuites sont à constater. L’eau y apparaît moins polluée. Enfin, à l’échelle locale, on pourrait imaginer au sein du comité de l’eau de petites expérimentations à partir d’installations de filtrations de particuliers volontaires pour déterminer leur action sur l’eau en procédant à des analyses de la qualité de l’eau régulièrement afin de mesurer l’efficacité de ces dispositifs.
La moitié des habitations de Lion-sur-mer ne sont pas conformes en matière d’assainissement. Ceci génère une qualité des eaux de baignade qualifiée de « à éviter » par l’association Eaux et rivières de Bretagne, les analyses de coliformes fécaux montrant une augmentation de la charge.
Les travaux de mise en conformité sont obligatoires lors d’une vente. Quelles actions prévoyez- vous pour accélérer l’amélioration de la qualité des eaux de baignade pour notre cité à caractère balnéaire marqué ?
Réponse :
La présence des coliformes fécaux dont il est question et qui a pour effet d’affecter la qualité des eaux de baignade et de nuire à notre image touristique est la plupart du temps consécutive à des orages et s’explique par le mélange des eaux de pluie mélangé aux eaux usées.
Afin d’éviter ce problème, plusieurs choses pourront être effectuées : tout d’abord, dans le prolongement du recensement initié par Caen la mer des habitations présentant une non-conformité, les élus devront accompagner les propriétaires vers les aides financières (Agence de l’eau et éco-prêt à taux zéro) pour effectuer les travaux de séparation des eaux usées et des eaux de pluie chez eux. Mais attention toutes les non-conformités ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité et certaines ne présentent pas de danger en termes de santé publique. Nous ciblerons les secteurs et les lieux. Ensuite, pour contrôler le rejet dans les égoûts des eaux de pluie , nous travaillerons à la désartificialisation des sols sur l’espace public autant que faire se peut. Cette mesure s’inscrit dans un plan plus large qui vise à végétaliser l’espace communal.
Enfin, un comité réunissant élus, citoyens et experts consacré à l’eau de mer et aux algues pourra voir le jour et se constituer à la fois observateur et porteur de propositions, qu’il s’agisse d’actions pédagogiques et de sensibilisation ou autre.
Urbanisme
Réponse :
Inolya a le projet de création d’immeuble en remplacement des maisons individuelles de la rue de la ferme. Seriez-vous prêts à inciter le bailleur à la création d’un éco-quartier ?
Nous tenons tout d’abord à préciser que la question des maisons d’Inolya s’inscrit directement dans notre programme qui fait de l’augmentation du parc social et de l’habitat rénové une priorité. Il vise un plan plus vaste de lutte contre les inégalités sociales d’accès au logement. Nous avons en effet recensé 109 logements vacants aujourd’hui à Lion sur mer, une vraie séniorisation de la population et des tarifs prohibitifs pour les jeunes couples de la classe moyenne.
C’est la raison pour laquelle nous proposons d’abord un outil jusque-là inutilisé : l’Office Foncier Solidaire, initié par la Loi en 2014. Dispositif venant des Etats Unis dans les années 60 pour 2
continuer de permettre aux fermiers d’exploiter leurs terres, il dissocie la propriété du terrain de celle du bâti. L’idée est de contenir la croissance des prix du foncier en facilitant l’accès à la propriété des primo-accédants sous conditions de revenu. On commencera par un recensement des biens en déshérence, vacants depuis plus de 5 ans et des terrains libres dans la commune pour respectivement réhabiliter ou construire en accession sociale à la propriété. Le partenaire de ces opérations sera l’Office Foncier Solidaire de Caen la mer qui, propriétaire des terrains, conclura des baux réels solidaires, dispositif mis en oeuvre depuis 2017.
Pour ce qui est du devenir des petites maisons rue de la ferme dont Inolya est le propriétaire, la question est très sensible, mais un peu différente, puisque précisément Inolya est propriétaire. Vouloir les remplacer par un écoquartier était déjà une question que l’association se posait en 2020 et il avait été répondu à l’époque qu’il existait déjà une OAP qui intégrait la question de l’environnement et d’une densification douce, sans doute préférable pour penser l’aménagement de l’espace aux écoquartiers se situant la plupart du temps entre 10 et 50 hectares. L’OAP a aujourd’hui été intégrée au PLUI.
Un écoquartier n’est en effet pas un simple projet immobilier. C’est un ensemble conçu, construit et géré selon les principes du développement durable. Il vise à réduire l’impact environnemental tout en améliorant la qualité de vie des habitants.
En fait, on peut rappeler, à toute fin utile que l’écoquartier s’articule autour de 5 piliers : La Mobilité Douce : présence de piste(s) cyclable(s) et de voies piétonnes. La Nature En Ville : présence d’arbres, d’espaces verts et de jardins partagés. La Gestion Durable de l’Eau : présence de dispositifs de rétention et d’infiltration des eaux pluviales. La Rénovation énergétique des Bâtiments : bâtiments à énergie positive qui génèrent une réduction des charges locatives entre 20% et 40%. La Vie de Quartier : présence d’une place centrale, de bancs et souvent d’un local commun pour faciliter les échanges entre habitants.
L’espace en jeu constitue ce qu’on appelle « l’ilôt Victor Hugo » et comprend 20 maisons individuelles des années 50 sous la forme de 10 blocs de maisons jumelles sur un terrain d’environ 11 000 m², soit plus d’un hectare.
Aujourd’hui, une chose est sûre : les habitants de Lion sur mer attendent impatiemment que ce projet évolue en se demandant ce qui va se passer.
De son côté, le bailleur social Inolya, propriétaire du terrain et des maisons individuelles, envisage de construire 60 logements sans avoir évoqué, à notre connaissance, la volonté de construire un écoquartier.
Le contexte est qu’il y a urgence en matière de logement social sans pour autant qu’il faille sacrifier à l’environnement et défigurer le coeur de bourg. Dans ces conditions, l’équipe municipale doit demeurer le garant de l’intérêt général de la Commune en veillant à concilier les aspirations des habitants et les contraintes du bailleur. Donc même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’un écoquartier au sens strict du terme dans la mesure où l’espace risque de manquer à Lion sur mer – les exemples examinés tels que l’éco quartier Champlain à Honfleur ou celui de Verson étant réussis parce que sur des surfaces nettement plus importantes que celles dont nous disposons à Lion y compris en y intégrant le terrain dit « Weben » – l’idée serait bien d’intégrer un certain nombre d’exigences propres à celui-ci sans l’être exactement. La qualité de vie pour tous doit s’y retrouver ainsi que l’éco-responsabilité.
Il nous semble important de rappeler qu’il est urgent de revenir très rapidement à la table des discussions avec Inolya, mais que de manière générale nous chercherons à valoriser une architecture de qualité et le caractère singulier du village pour ce qui relève de notre coeur de bourg. Nous ne sommes pas sur un terrain vierge contrairement à ce qui était le cas à Honfleur et à Verson, ce que nous ont bien confirmé les maires respectifs, par conséquent, dans une perspective éco-responsable et à plusieurs titres (pas de gestion des gravats, empreinte carbone diminuée, sobriété…) la réhabilitation doit pouvoir être envisagée comme étant une option sérieuse, l’écologie passant aujourd’hui par le « recyclage » de l’existant à tous les niveaux. Et, nous essaierons de défendre un urbanisme par « ilôts » sur le modèle des « clos normands » et dans les « dents creuses » plutôt que de créer de nouvelles grandes zones d’habitat pour éviter la 3
détérioration du cadre de vie tout en facilitant l’installation de nouvelles familles. Quoi qu’il arrive, rien ne pourra se faire sans les habitants et rien ne pourra se faire sans une réflexion collective et globale en termes d’aménagement du territoire à Lion sur mer.
Énergie
Des communes de France développent des projets d’équipement de bâtiments communaux en panneaux solaires avec éventuellement du financement participatif de citoyens :
https://www.ecpdl.fr/mairies-batiments-communaux-deviennent-supports-photovoltaiques.html
À titre d’exemple, la société Enercoop accompagne les collectivités et les habitants dans de tels projets (voir documents joints). Seriez-vous prêts à vous engager dans une réflexion sur une telle démarche à Lion-sur-mer ?
Réponse :
L’enjeu est de réduire la dépendance aux énergies fossiles des bâtiments de la commune de Lion sur mer via le recours aux panneaux solaires pour réduire l’empreinte carbone et le coût de la consommation énergétique.
Il est nécessaire, dans un premier temps, de dresser un inventaire de l’ensemble des bâtiments communaux en s’attachant aux contraintes inhérentes à l’installation de panneaux solaires (état et surcharge admissible la toiture, orientation du bâtiment et contrainte réglementaire). Nous réaliserons ensuite une installation expérimentale sur un bâtiment communal répondant à ces contraintes pour évaluer le gain d’exploitation. Nous élaborerons enfin un schéma directeur des bâtiments et des énergies sur la durée de la mandature en priorisant les bâtiments critiques et en lissant l’effort d’investissement pour éviter les pics budgétaires. Nous pourrons alors rechercher activement des financements (DETR, DSIL, Région, ADEME) et obtenir, le cas échéant, les meilleures conditions auprès des banques via le recours à l’emprunt. Ce programme ne pourra être mené à bien que si nous veillons à ne pas dépasser le niveau d’endettement propre au budget de notre commune.
Alimentation
La contamination des aliments est forte et constitue un problème de santé publique : augmentation des cancers pédiatriques, cancers du pancréas… Les causes en sont connues :

  • Le lien entre pesticides et leurs métabolites et cancer est maintenant avéré ; augmentation des cancers du pancréas de 3 %/an en France avec corrélation entre les zones d’agriculture intensive et fréquence des cas de cancer.
  • PFAS : ces polluants éternels contaminent les aliments en particulier le TFAS, le plus petit des PFAS très utilisé en agriculture.
  • Cadmium : les Unions régionales des médecins libéraux ont publié une lettre ouverte, dans laquelle ils rappellent les dangers du cadmium, et surtout l’ampleur de notre contamination. Ils évoquent « une bombe à retardement » en lien avec l’alimentation. Ce métal, présent naturellement dans les sols, est cancérigène, reprotoxique et possiblement mutagène. En particulier, il est fortement suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement exponentiel des cancers du pancréas.
    Or, nous y sommes tous exposés, « principalement via l’alimentation, notamment les produits de base comme les céréales, pommes de terre, pâtes, pains et produits de panification », rappellent les médecins. Une fois dans notre organisme, il s’accumule dans le foie et les reins, et sa présence augmente avec l’âge.
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    Depuis 2017, le Haut Conseil de la santé publique conseille de limier l’exposition aux pesticides en consommant des produits bio. « Si l’on mange moins de pesticides, on a moins de risques de développer des pathologies », souligne Laurence Payrastre directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Cette spécialiste des liens entre pesticides et santé redoute en revanche les dangers croissants et encore peu documentés de l’exposition à des cocktails de pesticides.
    « La loi Egalim vise à promouvoir une alimentation saine, durable et accessible, notamment en augmentant la part de produits bio et locaux dans la restauration collective, avec des objectifs précis comme atteindre 50% de produits de qualité d’ici 2025 ».
    Vu les enjeux sanitaires ci-dessus, Il conviendrait de faire évoluer l’alimentation collective notamment pour passer à davantage de produits bio, les produits « locaux » ayant les contaminations de l’agriculture conventionnelle.
    Certaines communes fournissent une alimentation 100 % bio dans la cantine des écoles (Alizay/27) ou avec une forte proportion de bio (Saint-Jean le Blanc/14…) sans augmentation du tarif pour les parents.
    Le programme alimentaire territorial (PAT) Caen Normandie métropole prévoit dans les fiches actions (https://polesmetropolitains.fr/caen-metropole/projet-alimentaire-territorial/le-pat-en-cours/) le programme d’action (cf. pj) :
  • 3.6 amélioration de la qualité des produits et des pratiques, notamment vers le bio.
  • 5.1 l’appui à la restructuration de la restauration collective :
    Il s’agit de « Favoriser la création ou re-création de cuisines locales, de taille adaptée, permettant la préparation sur place de repas grâce à des produits de qualité et de proximité » concernant les cantines, maison de retraites…
    Seriez-vous disposé à initier une démarche avec les communes voisines (Lion à Ouistreham ? Secteur Caen terre-mer ?) visant à :
  • faciliter l’installation, la conversion et le maintien d’exploitations en agriculture biologique ? Notamment sur les périmètres de captage.
  • mener une réflexion sur la création d’une cuisine centrale collective avec l’appui de Caen-la-mer.
    Réponse :
    La question qui nous a été posée par Lion Environnement était de savoir si nous étions prêts à améliorer la qualité des repas à la cantine en intégrant plus de produits Bio et locaux.
    Actuellement, il faut savoir que la cantine de l’école de Lion sur mer respecte la loi EGALIM
    (Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire) qui je le rappelle impose :
    o d’intégrer 50 % de produits durables et de qualité dont 20% de produits biologiques
    o de lutter contre le gaspillage alimentaire
    o de diversifier les ressources de protéines
    o de substituer les plastiques
    De manière générale, la question de la cantine est très liée à celle du temps scolaire. Si l’on regarde ce que font nos voisins européens à l’échelle de l’école primaire, dans beaucoup de pays, quand les élèves finissent à midi ou 13h00 comme c’est le cas en Allemagne ou en Italie, ils rentrent manger chez eux. Et de même, dans d’autres, dans lesquels le temps scolaire se situe sur une journée entière, comme en Belgique, ou en Grèce, il n’existe pas forcément de cantine généralisée. Les enfants apportent leur repas et le prennent sur place. La cantine, historiquement relève de 5
    revendications sociales qui émergent au coeur de la Commune de Paris en 1870. Quand on meurt de faim à Paris, on se met à rêver de cantines coopératives qui permettraient d’avoir au moins un repas par jour pour chacun. Depuis, en France, la cantine est très symbolique. C’est un enjeu social fort. Mais beaucoup de pays culturellement sont très éloignés de notre modèle. Si on réinscrit la question dans son contexte français et local, on peut donc dire que les parents sont globalement satisfaits, le taux de fréquentation des cantines en est une preuve et de la nôtre en particulier. Mais néanmoins, un certain nombre de critiques existent, et elles ne doivent pas être ignorées. Plusieurs niveaux de difficultés pour résoudre les problèmes se juxtaposent et doivent être identifiés : tout d’abord, le prix des repas doit rester abordable pour toutes les familles, donc on est sur des coûts très contraints, ce qui limite la marge de manoeuvre et ensuite, un certain nombre de normes d’hygiène, de sécurité, et de santé publique drastiques doivent être respectées ; la chaîne du froid, la diversité nutritionnelle… C’est la raison pour laquelle quasiment toutes les cantines d’écoles similaires à la nôtre aujourd’hui se retrouvent confrontées à un problème identique : elles n’ont plus de cuisine centrale avec des frais d’investissement et de fonctionnement exorbitants non rentabilisables pour une centaine d’élèves seulement et elles se font livrer des repas faits à l’échelle industrielle par des fournisseurs qui ont la capacité de répondre aux exigences à des prix défiant toute concurrence, soient-ils situés à une heure et demi de trajet du lieu de livraison.
    Notre ambition avec Lion autrement est effectivement d’aller plus loin tout en restant réaliste. Pour ce faire, notre proposition comporte deux volets et s’inscrit en deux temps :
    Tout d’abord, parce que notre programme accorde une importance clef aux valeurs démocratiques, et à la liberté de choix des familles en matière d’éducation, nous aurons à coeur de proposer une alternative à la formule de restauration collective aujourd’hui exclusive et ce, de manière d’abord expérimentale. L’avantage serait que, sans rien coûter à personne, cette possibilité pourrait connaître un démarrage dès septembre prochain. Sobriété et efficacité. En effet, un certain nombre de parents sont dans l’incapacité de prendre en charge leurs enfants sur le temps de la pause méridienne, mais ne sont pas forcément, pour différentes raisons qui leur appartiennent, satisfaits du service de restauration collective, ni les enfants d’ailleurs. Nous proposerons donc de tester dés la rentrée prochaine pour ceux qui le souhaitent un dispositif d’accueil sur le temps méridien qui rende possible la prise de repas préparés à la maison. Dans un souci inclusif et d’éducation à la diversité, nous mènerons dès les premiers mois du mandat, en vue de la rentrée prochaine, avec les parents et le personnel municipal afférent une réflexion sur le sujet en partant de leurs demandes. Notre souci sera également de prendre en compte la voix des enfants qui sont les premiers concernés et qui en général sont les grands oubliés de ces débats alors même que depuis la Convention internationale des droits de l’enfants de 1990, leur avis devrait être pris en compte. Beaucoup d’enfants sont effectivement inscrits à la cantine, mais ne mangent pas forcément les plats qui leur sont proposés. L’idée serait ainsi de résoudre à court terme le problème énorme du gaspillage alimentaire et de s’adapter aux besoins des usagers.
    Nous pourrions aussi adhérer au programme européen lait et fruits à l’école qui permettrait d’apporter une collation aux enfants.
    Et enfin, pour ce qui est d’une cuisine centrale avec des professionnels affectés, clairement les effectifs de Lion sur mer ne permettent pas de l’envisager sérieusement. Il faut en effet plus de 400 repas par jour pour que le modèle économique soit viable. En revanche, en mutualisant avec d’autres communes voisines intéressées, qu’elles appartiennent à Caen- la- mer ou à Coeur de Nacre, on peut y réfléchir. On se situerait sur une temporalité plus longue.
    Cela nous permettrait de :
    o soutenir les agriculteurs du territoire et soutenir leur conversion au bio
    o sécuriser l’approvisionnement local en produits bio pour toutes les cantines des écoles du secteur
    o Garantir une alimentation saine, durable et accessible aux enfants.
    Pour cela, deux options sont sur la table :
    o soit se rapprocher d’une structure qui fonctionne déjà très bien, comme la cuisine centrale d’Hérouville (Poppa de Valois), ou de Caen…
    o soit s’allier avec des communes très proches, comme Ouistreham ou Douvres, pour créer une cuisine centrale de proximité. Ce qui nous permettrait de nous associer à des producteurs locaux.
    Nous avons déjà identifié plusieurs partenaires pour nous accompagner, comme le réseau REGAL, Syvedac ou le programme Ma Cantine proposée par le gouvernement.
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    Dans le futur, nous envisageons de réunir les différents acteurs pour voir quelle formule serait la plus adaptée pour tous. Les aînés pourraient bénéficier de ces repas selon des modalités qui resteraient à définir. Cela pourrait s’inscrire dans le cadre d’un dispositif qui accompagne le maintien à domicile des séniors. 4 repas par semaine seraient déjà garantis sur la période scolaire. Sans parler du fait que plus le nombre de repas sera important, plus l’amortissement sera assuré. C’est ce qui explique qu’à Luc, une cuisine centrale aura alimenté pendant des années l’EPHAD, l’école publique et l’école privée.
    Biodiversité
    La commune est engagée sur le programme Territoire engagé pour la nature jusqu’en 2027. Êtes-vous favorable au principe d’un renouvellement de l’engagement au-delà de 2027 ?
    https://www.anbdd.fr/biodiversite/collectivites/territoires-engages-pour-la-nature/
    Réponse :
    Concernant la question de préservation de la biodiversité à l’échelle locale, nous agirons selon 3 axes :
  • améliorer la connaissance de la biodiversité communale, aussi bien des espèces animales que végétales
  • sensibiliser les citoyens quelque soir leur âge
  • réfléchir et proposer des aménagements et des bonnes pratiques réalistes et réalisables
    Dans l’objectif de
  • favoriser les espèces menacées et vulnérables présentes à Lion-sur-Mer ou susceptibles de l’être (Gravelot à collier interrompu, Martinet noir…) mais aussi les espèces plus communes (Hérisson, Abeille…)
  • lutter contre les espèces exotiques envahissantes dites invasives
  • limiter la prolifération des espèces dites nuisibles si possible de manière écologique
    Toutes ces actions seront bien sûr menées en partenariat avec les associations et structures publiques compétentes et engagées dans le domaine grâce notamment au dispositif Territoires Engagés pour la Nature (TEN) qui s’est avéré très structurant -c’est la raison pour laquelle nous le poursuivrons -, mais notre programme vise un niveau d’exigence supérieur dans le nombre de sujets à planter, dans la création d’espaces et de parcours paysagers continus et dans la désartificialisation des sols.
    Éducation
    Les membres de votre liste seraient-ils prêts à se former sur les questions environnementales et sociales ?
    Exemple de formation destinée aux élus et agents des collectivités :
    L’École du Climat | Climate School https://share.google/zwC54gQLETek8fUdm
    intègre les enjeux de biodiversité, des ressources naturelles…
    De manière générale, nous, élus, avons bien conscience que nous ne saurons pas tout et qu’il nous faudra apprendre. C’est la raison pour laquelle la formation sera irremplaçable. Il en existe de divers ordres sur différents sujets pour nous aider à nous approprier toutes les problématiques dont nous ne sommes pas experts. Sur le tourisme, il existe le Congrès de l’ANETT par exemple, pour permettre aux élus de communes touristiques de se rencontrer et de partager leurs expériences, pour permettre aux femmes de tirer pleinement bénéfice de la parité en politique, il existe « les femmes élues du Calvados » qui proposent des formations sur les finances, 7
    l’urbanisme, l’organisation de réunions, etc… Et de manière générale, « c’est en faisant que l’on apprend », c’est-à-dire que c’est en travaillant avec d’autres élus, au service des concitoyens, des usagers, avec le personnel municipal qu’on montera en compétences, c’est en expérimentant que l’on apprend. Mais il est bon de pouvoir revenir sur les pratiques, analyser l’expérience. Typiquement sur les questions sociales et environnementales, nous avons déjà commencé à travailler avec des associations telles que « Expériences communes » créée en 2023 et soutenue par l’ADEME Normandie, Région, Interco. C’est un réseau de partage d’expériences de collectivités dans tous les champs du développement durable et celui de l’ANBDD (Agence Nationale pour la Biodiversité et le Développement Durable). L’association propose un retour d’expériences et de partage sur le thème de la transition énergétique, écologique et sociale. Elle facilite l’échange de bonnes pratiques entre élus et propose des événements. Pour s’adapter à tous les profils et toutes les contraintes, des webminaires sont proposés directement également par l’ANBDD. Certains membres de notre équipe ont déjà participé à des événements comme la fresque du climat. Un certain nombre de formations transversales, accessibles aux élus et aux agents seront privilégiées.
    L’éducation à l’environnement et à l’éco-citoyenneté des jeunes est fondamental au vu de l’évolution du monde et des dégradations observées. Seriez-vous prêts à accompagner des démarches en ce sens et engager des moyens financiers significatifs au niveau scolaire et périscolaire ? Notamment avec le CPIE Vallée de l’Orne.
    Réponse :
    S’il est de la responsabilité des enseignants de mettre en oeuvre une éducation au vivant et à la biodiversité dans le cadre des programmes scolaires et conformément à leur liberté pédagogique, la commune, qui est le premier partenaire de l’école primaire, elle, qui n’a pas à interférer, en revanche peut proposer un certain nombre de choses dont les enseignants peuvent bien sûr s’emparer, de même, elle a une vraie compétence en matière de gestion du centre de loisirs. A ce titre l’éducation à l’environnement et à l’éco-citoyenneté pourra s’inscrire dans un plan plus large d’éducation au vivant qui implique de tirer pleinement profit d’abord bien sûr de tous les équipements et ressources humaines et associatives du territoire, du contexte, mais aussi des ressources naturelles, comme la mer, la plage et les espaces naturels publics qui permettent non seulement une sensibilisation à la biodiversité, mais aussi un engagement concret en faveur de celle-ci. Ici, tout reposera sur une étroite collaboration entre le personnel du centre de loisirs, le CMJ, le CMA (Conseil municipal des Adolescents), les associations et les élus.
    De nombreux acteurs présents au niveau local et national existent pour mettre en oeuvre des projets auprès des jeunes : -le programme en route vers la transition écologique proposé par Caen la mer,
    -Ecopousse, un programme pédagogique,
    -le CPIE de la Vallée de l’Orne avec de nombreux projets disponibles et une prise en charge par le département,
  • des sorties scol’air dans le Calvados pour lesquelles le transport est pris en charge à 70 % par le département,
  • une certification Ecole en démarche de développement durable inscrite dans le projet d’école,
    -l’ADEME, le Syvedac et beaucoup d’autres…,
    -le jardin partagé de Lion sur mer peut en collaboration avec Lion Environnement avoir un espace dédié à l’éducation à l’environnement pour les jeunes,
    Mais on pourra aussi mettre en place un partenariat avec le Museum d’histoire naturelle, l’Université de Caen, la formation des enseignants et des laboratoires de recherche associés tels que le centre d’algoologie marine pour faire travailler de manière coopérative étudiants, chercheurs, enfants et associations locales dans le cadre de projets sciences et société. Le Dôme pourra y être associé également.
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    Et parce que « l’éducation au vivant » passe aussi par « une éducation aux vivants », une éducation écoresponsable cohérente implique une sensibilisation au sort des animaux. L’« empathie » développée de manière générale pour la biodiversité doit donc pouvoir se décliner concrètement en actions engagées en faveur d’espèces particulières. On peut penser à celles qui sont en voie de disparition comme les hérissons avec Piquenville, mais aussi à d’autres qui méritent notre attention comme les chats avec la convention que la commune a adoptée avec 30 millions d’amis pour leur identification et leur stérilisation. On verra si certains souhaitent s’engager dans le parrainage d’animaux en voie de disparition : baleines, lions, pandas…
    Participation citoyenne
    La participation des citoyens, au-delà des obligations légales, aux débats et projets de la commune est nécessaire à la consolidation de notre démocratie.
    Des formations sont adaptées aux techniques et outils de coopération : Fertîles https://share.google/ftoXE4yEivxnzzJux
    Comment comptez-vous vous saisir de cette question et seriez-vous prêts à vous former ?
    Réponse :
    La participation citoyenne fait partie des axes forts de notre programme. A ce titre, nous avons déjà prévu des outils, tels que la boîte à idées, des permanences d’élus, un délégué dédié à la communication avec les citoyens et envisageons de mettre en place des dispositifs de consultation et de participation au sein de comités thématiques. Des formations seront indispensables pour éviter la reproduction de mauvaises pratiques. A ce titre, certains membres de notre équipe ont déjà pu se former aux techniques de coopération telles que celles proposées par Fertiles. Nous sommes tous demandeurs d’accompagnement dans l’utilisation d’outils de « facilitation » et de coopération collective. L’idée est également de réussir à établir une relation manageriale de confiance réciproque avec le personnel municipal, ce qui impliquera des formations transversales élus/agents.
    Avez-vous d’autres projets en faveur de la transition écologique que vous comptez mettre en place et que vous souhaiteriez nous communiquer ?
    En ce qui concerne le reste des actions que nous pourrons mener en faveur de la transition écologique, nous pouvons citer parmi nos axes forts de programme déjà développés, la plantation et la végétalisation, la création de parcours paysagers mellifères continus pour éviter les effets de rupture pour tout ce qui relève de la biodiversité et notamment des abeilles que nous souhaitons voir revenir dans la commune. Ce qui implique un plan pluriannuel et la participation des habitants secteurs par secteurs. En lien avec ces parcours, ce sont des trames de circuits de mobilité douce qui seront pensés pour piétons, cyclistes, poussettes et personnes à mobilité réduite.
    Sur le plan de l’habitat, nous lutterons contre les passoires thermiques et l’insalubrité, et accompagnerons les citoyens vers des aides financières adaptées pour ce qui relève de l’énergie et de l’assainissement. Pour préserver la qualité du cadre de vie et les haies des particuliers, nous orienterons également vers les moyens existants et adaptés en termes d’entretien.
    Pour lutter contre l’isolement et la dépendance, nous proposerons de mettre en place, en lien avec twisto et citroen un dispositif de voiture partagée pour 5 euros la journée, ce qui pourrait permettre aux 30 % des moins de 24 ans concernés par le chômage d’être dans de bonnes conditions de mobilité pour rechercher un emploi.
    Nous privilégierons toujours les circuits courts et la sobriété et dans le cadre des opérations ponctuelles de fleurissement des espaces publics, nous donnerons la possibilité aux particuliers de bénéficier d’un recyclage systématique des plants.
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    Et enfin, à long terme et en partenariat avec d’autres communes Lion sur mer pourrait réfléchir à la pertinence de créer un centre de soins agréé pour la faune sauvage qui n’existe pas aux alentours. Les partenaires institutionnels seraient alors la préfecture et la DREAL, l’Office français de la biodiversité, la Région, le Département, la Communauté urbaine, les services vétérinaires, spécialisés, la LPO entre autres…